Historique

Avril 2016, deux personnes se rencontrent. L’une est mère d’un jeune adulte en situation de handicap suite à une sclérose en plaques, l’autre est maître socio-professionnel en quête d’une activité lui permettant de matérialiser ses aspirations profondes.

Dès le mois de mai 2016, à raison d’une fois par semaine, Mathieu Badoux accompagne ce jeune adulte dans le cadre d’activité au jardin d’Itagne à Sierre et aux jardins permanents de Saint-Léonard.

Au cours de l’année, d’autres personnes se joignent à eux pour créer l’association Les Mains Vertes, lui donner sa raison d’être et élargir son réseau. Des rencontres sont organisées avec les autorités politiques régionales, le Service de l’Action Sociale et les CMS. En mai 2017,  l'association est reconnue organisatrice de la mesure intitulée stage d'insertion sociale active (SISA) par le département de la santé et des les affaires sociales. Durant l'été 2017 monsieur Thomas Burgener ex Conseiller d'Etat valaisan devient parrain de notre association. Grâce au Service de l'Agriculture, le 1er avril 2018, l'association Les Mains Vertes s'installe sur le site de l'Agroscope de Conthey. Tout se met en place pour accueillir nos premiers participants le 9 avril et aménager notre jardin d'insertion social. Visualisez nos locaux ici.


Mai 2018

Du projet sur papier à sa réalisation incarnée, du pique, de la pelle, des cargaisons de compost, des brouettes de fumier, des pauses-café, du laron, de la sueur et des liens qui se soudent.

Notre jardin prend forme. Plusieurs arbustes indigènes ont pris place sur la parcelle. Nos planches de culture sont quasiment toutes plantées et sont au soin de l’équipe de jardinier. Christophe fut le premier, Adem, Catherine et Julien ont suivi, Rosa commence lundi.

Chacun est là pour rendre notre jardin le plus accueillant, fertile et productif possible. Point 3 de notre charte que vous pouvez consulter en cliquant sur le lien suivant : "la charte des mains 

Construction de nos planches de culture permanentes


Juin - Juillet 2018

Comme le végétal vers la lumière;

ça pousse, ça croit, ça s’étend, se ramifie et fleurit!

Comme nos petits auxiliaires sur la parcelle;

ça bourdonnent, ça creusent, ça grattent, fertilisent et tissent des toiles!

 

Avec les bons ingrédients réunis : terre, soleil, eau et l’intention de rendre ce lieu accueillant et fertile, chaque participant apporte ses compétences et augmente le savoir-faire de notre collectif de jardinier. Nous sommes surpris de voir avec quelle facilité les éléments se mettent en place dans notre groupe et sur notre parcelle.

Chaque mercredi matin, nos colloques de jardin ont lieu pour choisir et organiser nos activités ainsi qu’aménager les règles dont nous avons besoin pour vivre et avancer ensemble. Avec l’aide de bénévoles formés que nous remercions chaleureusement au passage, nous avons pu commencer à animer nos premiers espaces d’écoute de parole et de liens. ( plus d'infos sur ces espaces en cliquant ICI! )

Nous avons la chance d’avoir régulièrement Céline et Katie qui nous offrent bénévolement de leurs temps pour participer aux activités d’aménagement du jardin.

Madjid, jeune migrant nous a également offerts de son temps pour réaliser de magnifiques photos dont quelques-unes sont à voir sur le diaporama suivant.

Sur notre parcelle, toutes les planches de culture permanentes et les arbres sont globalement en santé. Le partage de nos récoltes de radis, salade, courgettes, cote de bette, basilique et choux garnit dès à présent le sac des participants aux mains vertes.

Vu l’engagement de notre collectif de jardinier comptant à présent sept participants, si ceux-ci y trouvent un sens, nous pouvons apporter notre force de travail à d’autres projets de jardins ayant un but similaire au nôtre c’est-à-dire : favoriser le lien social et développer une agriculture responsable et écologique. Nous avons d’ores et déjà pu participer à l’entretien de l’atelier jardin de Valais de Cœur à Sion, aider l'association Co-é-Sion aux récoltes de sa collection de céréales anciennes  et donner de notre temps pour l’aménagement de zones et l’arrosage du jardin d’Itagne à Sierre. D’autres visites de jardins partagés et de maraîchers écologiques vont encore suivre.

À suivre…

Septembre, Octobre

Le Nouvelliste parle de nous!

Novembre

Reader's Digest parle de nous!

Décembre 2018

Crowdfunding finalisé

 

Grand merci aux personnes qui nous ont soutenu! 

Les promesses de dons acquises nous ont permis de franchir le seuil de financement de notre projet. Nous en sommes vraiment ravis.

Un immense merci à Benoît Schmidt alias Benohit pour la réalisation de la vidéo.


Janvier 2019

Le nouvelliste nous fait une petit clin d'oeil de rétrospective.

Février 2019

Merci à Carole Coupy pour la rédaction d'un article sur l'association dans TOUT UN CANTON. Vous pouvez le découvrir ICI.

L’association Les Mains Vertes aura un nouveau local de cuisine

Sur le site de l’Agroscope de Conthey, l’association a installé un jardin d’insertion pour venir en aide aux personnes en difficultés ou dépendantes de l’assistance sociale. Le concept est à visée multiple : on parle tout d’abord du travail de la terre, dans le cas présent en permaculture, et de tout ce qui peut en découler - principe de recyclage, cuisine etc. - mais également la possibilité pour tous ces gens parfois en marge de la société de retrouver une occupation et même redonner un nouveau sens à leur vie.

Nous avons demandé à Mathieu Badoux, maître socioprofessionnel responsable de cette structure associative où en était le projet.

Rappelez-nous les débuts de cette aventure

Les prémices remontent au mois de mai 2016. Un an plus tard l'association Les Mains Vertes est reconnue organisatrice de la mesure intitulée stage d'insertion sociale active (SISA) par le département de la santé et des affaires sociales. Depuis 2018 nous sommes installés sur le site de l'Agroscope de Conthey où tout est mis en place pour aménager ce jardin d'insertion social.

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Comment se passe cette action concrètement?

Il s’agit d’une mesure pilote pour tenter d’apporter une aide concrète notamment aux personnes qui sont à l’aide sociale. Chaque 6 mois leur cas est réévalué et chaque mesure agit comme une marche posée l’une au-dessus de l’autre. Pour ces personnes fragilisées, le travail dans ces jardins les pousse à sortir du quotidien mais aussi à créer des liens. De plus, le fait de travailler la terre et d’être dans la nature apporte un côté quasi thérapeutique. Le but n’est évidemment pas de les maintenir dans une sorte de ghetto mais au contraire de leur mettre le pied à l’étrier pour qu’ils puissent avancer dans leur chemin de réinsertion.

Où en êtes-vous actuellement?

Nous avons lancé une récolte de fonds sur une durée de 6 mois avec l’espoir de pouvoir recevoir entre 15’ et 20'000 afin d’aménager un local de cuisine. À ce jour, les promesses de dons acquises nous ont permis de franchir le seuil de financement de notre projet. Nous en sommes vraiment ravis et adressons un immense merci aux personnes qui nous ont soutenus! 

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Pourquoi ce projet de cuisine?

Tous les produits récoltés jusqu’à présent était répartis et consommés directement. Notre grand projet serait de pouvoir les transformer, les conserver et pourquoi pas les vendre un jour sur les marchés.

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Et maintenant?

Actuellement, les jardins se trouvent en pause hivernale, il s’agit donc de la période idéale pour pratiquer les travaux d’aménagement. Certains continuent la transformation des derniers fruits pour en faire des compotes et d’autres ont commencé les travaux. Une partie du mobilier actuel sera créée en recyclant du matériel existant, le reste des transformations et aménagements pourra pour être effectué grâce aux montants récoltés.

Tout le monde met la main à la tâche?

Concernant le fonctionnement de l’équipe, chacun travaille selon ce qui lui convient. Nous avons un « colloque des jardins » avec un récapitulatif des tâches à effectuer et chaque membre choisit ensuite selon ses compétences et ses goûts. Il s’agit vraiment une mesure participative et l’évolution dans ce domaine est d’ailleurs intéressante à souligner. Dans les débuts, chacun attendait qu’on lui donne un ordre, conditionné à obéir plutôt qu’à s’impliquer. Peu à peu ils ont retrouvé une certaine confiance dans leurs capacités et commencé à s’investir davantage.

Une véritable reconnaissance de leur travail?

Effectivement, ils commencent à se rendre compte qu’ils peuvent apporter quelque chose et qu’ils ont encore leur place dans la société. La plupart d’entre eux ont été tellement cabossés par la vie que leur chance sur le marché du travail était quasi inexistante. Ici ils retrouvent une estime d’eux-mêmes qui ne peut que leur être bénéfique.

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Avez-vous des exemples à nous donner?

Chaque fois que je vois l’un d’eux, heureux, qui me parle de ses réalisations avec des étoiles dans les yeux, je me dis que nous sommes sur le bon chemin. Je pourrais vous citer également des personnes qui renonçaient même à postuler tellement elles avaient perdu tout espoir et qui maintenant se battent pour obtenir un job.

De tous petits succès aux yeux de la société mais une véritable victoire, d’un point de vue humain.

 

Avril 2019

Rhône FM parle de nous le 11 avril.

Vous pouvez retrouver le lien de l'enregistrement en cliquant ICI et LA pour le journal du soir. Bonne écoute à vous!